Articles de presse

4 articles viennent de paraître dans la revue québequoise "VIVRE".
Pour les découvrir dans leur impression originale, cliquez sur les liens suivants :

L'argent,
véritable trésor spirituel!

                       
Article paru dans le magazine québecquois "VIVRE" en avril 2008 


Je vous entends déjà… Oser dire que l’argent est un véritable

trésor spirituel. Quel culot! Mais qui est cet hurluberlu?

Après sept années de recherche, j’ai découvert que l’argent, au fond, c’est un médium neutre - du papier, du métal, ou rien - sur lequel nous projetons des idées et l’idée la plus répandue, c’est que l’argent est un « moyen d’échange ».

uvertEt bien oui! Pour moi, l’argent c’est véritablement un trésor, mais un trésor encore enfoui, caché,
secret, et ce, pour la majorité des gens. On préfère penser que l’argent devient un trésor à partir du moment où on en a beaucoup. Mais, le vrai trésor qu’est l’argent, la vraie valeur de l’argent, pour 99,999 % de la population canadienne et même mondiale, c’est encore quelque chose d’inconnu.

Mais alors, l’argent c’est quoi?

Sans même le savoir, vous avez investi des parties de vous-mêmes dans ce médium que nous appelons argent. Bizarre, me direzvous? Pas vraiment! La plupart des gens, de l’économiste le plus en vue à l’enfant qui reçoit sa première paye, voit l’argent comme un moyen d’échange alors qu’en réalité, il n’en est rien. Par exemple, si vous prenez de l’argent dans vos poches, vous verrez des feuilles de papier ou des pièces de métal. Et si vous pensez à l’argent qui est dans votre compte de banque, vous ne verrez rien.
Mais alors, si l’argent n’est pas un moyen d’échange, qu’est-ce que l’argent?

Après sept années de recherche, j’ai découvert que l’argent, au fond, c’est un médium neutre — du papier, du métal, ou rien — sur lequel nous projetons des idées et l’idée la plus répandue, c’est que l’argent est un « moyen d’échange ». Dans ce processus, que les psychologues appellent « projection », nous activons des idées qui nous renvoient à des preuves concrètes qui nourrissent l’impression de devenir ce que nous pensons. C’est sur la base des projections que fonctionne réellement l’argent.

Quelle croyance projetez-vous sur l’argent?

Lorsque nous utilisons l’argent de façon active et constructive, nous pouvons projeter « consciemment » des idées sur ce médium qui est, comme nous l’avons dit, neutre. Donc, si je suis conscient que je projette « moyen d’échange » sur l’argent, l’argent reste mon outil. Par contre, si je  projette inconsciemment sur l’argent la croyance que c’est un « moyen d ‘échange », mon rapport à l’argent se renverse et c’est moi qui en deviens l’outil! Voici un autre exemple. Si, pour vous, inconsciemment, l’argent est synonyme de liberté, vous projetez ainsi votre liberté sur l’argent, ce qui aura pour résultat que vous devrez courir après l’argent pour tenter de récupérer votre liberté. De plus, cette projection nous dit que vous n’êtes pas libre...

Êtes-vous de ceux qui courent ou qui repoussent?

Mes recherches ont montré qu’une partie de la population court après l’argent et que l’autre la repousse. Pourquoi? Parce qu’on projette inconsciemment des parties de nous sur l’argent, positives ou négatives. En étudiant votre relation à l’argent, vous pourrez découvrir des parties de vous que vous avez peut-être perdues en cours de route comme la liberté, la sécurité, le bonheur, etc.! Tout ce que vous avez à faire pour découvrir quelles sont ces parties, c’est de vous demander : « L’argent pour moi c’est quoi? »~

Pour bien des gens, l’argent est directement associé à la liberté, alors que pour d’autres, c’est un enfer nécessaire. Même si cette dernière projection est jugée négative, il s’agit aussi de parties que nous avons perdues et que nous avons besoin de récupérer afin d’être en mesure de rencontrer pleinement les circonstances de la vie et leur faire face.

Qui est l’outil de qui?

On doit se rappeler qu’à l’origine, l’être humain est un tout, il est à la fois tout ce qui est bon et tout ce qui est mauvais. Nous sommes notre propre source et tout se trouve à l’intérieur de nous. Cependant, nous jugeons ce qui est bon de ce qui ne l’est pas, acceptant l’un et repoussant l’autre : « J’aime cette partie de moi, donc je la garde et je m’identifie à elle. » ou à l’inverse : « Ces parties n’ont rien à faire avec moi, alors je vais inconsciemment les projeter à l’extérieur de moi, entre autres sur l’argent! »

On peut aussi projeter des qualités positives sur l’argent comme la liberté, le bonheur, etc. Si vous projetez quelque chose que vous considérez comme bon sur l’argent, vous allez courir après lui. Si vous projetez quelque chose que vous considérez comme mauvais, alors vous allez le fuir.
La conséquence de ce processus inconscient est identique dans les deux cas — que vous considériez l’argent comme bon ou mauvais – aura le même résultat : l’argent dirigera votre vie! Vous deviendrez son esclave,
son outil.

Tomber en amour avec l’argent, tomber en amour avec vous-même

Je dis souvent qu’on doit tomber en amour avec l’argent! Pourquoi? Parce que lorsque vous tomberez en amour avec l’argent, vous aurez l’occasion, si vous entrez vraiment en contact avec votre relation à l’argent, de découvrir des parties de vous que vous aviez perdues afin de les récupérer directement. Faire cela, c’est comme si vous tombiez en amour avec vous-mêmes! Imaginez que vous récupérez des parties de vous comme la liberté, la sécurité, le pouvoir, ou encore le plaisir! Si pour vous l’argent, c’est le plaisir, vous pouvez vous dire « Je suis LE PLAISIR avec et sans argent! » C’est un processus de réappropriation qui est très puissant et qui, au début, pourra ressembler à un mensonge pour votre mental, mais ce qui se passera vraiment quand vous direz cette phrase, c’est que vous allez vous reconnecter à votre sentiment d’être UN PLAISIR que vous ayez de l’argent ou non!

C’est très simple! Vous utilisez vos propres mots et leur pouvoir. Si vous pensez que vous avez besoin d’argent pour goûter au plaisir, vous dites : « J’ai du plaisir avec et sans argent! » Quand vous dites cela, vous vous reconnectez avec votre aptitude au plaisir, que vous ayez de l’argent ou non, vous vous reconnectez à votre nature originelle qui, au fond, n’a rien à voir avec l’argent lui-même.

De plus, en vous disant cela, vous devenez aussi un véritable plaisir pour votre partenaire alors que, jusque-là, il y a de fortes chances pour que vous ayez été un irritant! C’est ça le cadeau que vous recevez en développant une relation consciente avec l’argent! La raison pour laquelle vous étiez peut-être devenu un irritant, c’est que vous vous étiez déconnectés, à votre insu, de la partie de vous qui est le plaisir et vous l’aviez projetée à l’extérieur de vous, probablement sur votre partenaire, ce qui n’est pas nécessairement amusant pour lui non plus...
Devenir riche de soi-même

Vous vous demandez peut-être si, en plus de devenir un véritable plaisir pour votre partenaire, vous deviendrez aussi plus riche en étudiant votre relation à l’argent. Vous deviendrez riche dans votre vie, riche de vous-même, riche dans votre âme, mais pas nécessairement riche avec l’argent. Ce n’est pas ma promesse. Ce que je promets, c’est que peu importe les circonstances dans lesquelles vous vous retrouverez, vous serez beaucoup plus compétent et vous pourrez faire face à une grande variété de circonstances financières, tout en vous sentant en paix avec celles-ci, en paix avec l’argent, en paix avec vous-même et les autres et dans ce sens, vous serez plus riche que vous ne l’aurez jamais été de toute votre vie! 

 VIVRE, C’EST... rich

Apprendre à devenir riche de nous-mêmes

Lorsque nos assises intérieures sont solides, lorsque nous formons un tout, acceptant et reconnaissant toutes les parties de nous-mêmes, nous sommes riches denous-mêmes et cette forme de richesse est inépuisable.



e de nous-mêmes

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« Celui qui sait qu’il a assez est riche. »

                                                           [Lao Tseu]

 

  Et si nous n’avions plus peur de l’argent?
 

                      Article de Carine Anselme paru dans Gaël - Février 2008

 

Et si nous desserrions les cordons de la bourse? Non pour dépenser plus, mais pour détendre et fluidifier notre rapport à l’argent. En ces temps de crise, c’est d’actualité! Or, on a tendance à l’oublier, l’argent n’est ni plus ni moins qu’une énergie en circulation. Une ardoise blanche sur laquelle nous projetons schémas, peurs et croyances, qu’ils soient personnels, familiaux ou de société. Décrypter ce lien inconscient permet, semble-t-il, de «lubrifier» nos finances, mais aussi les autres domaines de l’existence. Ceux qui ont tenté l’expérience témoignent: travailler sur l’argent transformerait la vie. Intérieure et extérieure. Comme autant de graines de changement semées au creux de l’être. Au creux du monde.     

 

«C’est fou ce qu’on peut aller mieux quand on n’a plus peur de l’argent», partage, Gérard, participant à un stage Vivre Autrement de Pierre Pradervand, consacré à l’argent (voir encadré «Pour aller plus loin»). Vous constaterez que Gérard ne parle pas d’avoir plus, mais d’aller mieux… Que nous soyons pauvres comme Job, fauchés comme les blés ou même riches comme Crésus, les rapports que nous entretenons avec l’argent - le flouze, les pépètes, l’oseille, la tune, etc. - ne sont jamais neutres. À tout le moins complexes, le plus souvent tourmentés. Et cela dépasse l’état du compte en banque. «Dans la famille, où tous les sujets pouvaient être discutés, nous ne parlions jamais d’argent. Cela ne se faisait pas», explique Monique. Au contraire, pour Justine, «quand je vivais avec mes parents, nous pouvions parler de la pluie et du beau temps, l’argent finissait toujours par venir sur le tapis et les discussions tournaient immanquablement mal. Résultat : même adulte, j’ai toujours peur d’aborder ce sujet en couple. Je me bats pour garder mon indépendance financière et mon propre compte en banque, sur lequel je garde un secret absolu. Mon mari ne me comprend pas. Pas question même qu’il m’invite au restaurant». Selon Pierre Pradervand, «travailler sur ses propres attitudes face à l’argent constitue un des plus puissants outils de développement personnel et de transformation intérieure. Quand on devient plus à l’aise dans ses rapports à l’argent, quand on arrive à dénicher et dissoudre les vieux blocages, toutes sortes de choses commencent à bouger». Ateliers et conférences sur le sujet sont d’ailleurs une valeur montante, tous publics confondus! Il ne s’agit pas, ici, de donner les clés du succès financier, mais bien quelques pistes pour un usage conscient, libre et équilibré de cette énergie «argent». La bourse et la vie!

 

Le tabou dont on parle le plus

«C’est curieux, avec mes amies nous parlons sans complexe de nos conquêtes, de nos soucis familiaux ou problèmes de travail, mais jamais de nos salaires ou du prix de cette petite robe juste achetée », témoigne Judith. «Quand je sors, je n’ose jamais dire que je n’ai plus d’argent, alors je paie en carte de crédit et je ne cesse de m’endetter un peu plus chaque mois», reconnaît Sandra. Eh oui, il en faut du courage pour se regarder «dans le portefeuille»! Cette mise à nu est plus impudique, dans notre société, qu’un effeuillage intégral. Pourtant, faites l’essai : listez toutes les fois dans une journée où il a été question d’argent. Aux infos, dans la rue, dans la presse, au bureau, dans les discussions avec vos proches, etc. Le résultat est édifiant, non? Mais demandez à un ami combien il gagne, ou posez-vous simplement la question de comment vous vous sentez avec l’argent, et c’est le malaise assuré! Conclusion: l’argent est le tabou…dont on parle le plus. Omniprésent, il est à la fois le sujet le plus intime et le plus universel de l’humanité. Autre symptôme, quand on l’aborde, l’argent est toujours considéré comme un problème extérieur à nous et indépendant de notre volonté. La plupart des articles consacrés au sujet se penchent sur l’art et la manière d’équilibrer son budget, de gagner plus ou payer moins, de rentabiliser ses avoirs, etc. Ce qui est utile par les temps qui clopinent, reconnaissons-le. Cependant, rares sont ceux qui creusent jusqu’à la racine du problème ; non sur ce que nous avons (ou pourrions/aimerions avoir), mais comment nous sommes avec l’argent. C’est pourtant là que se trouvent réponses et solutions.

 

Miroir, mon joli miroir…

Alors, pourquoi tant de tabou? C’est que notre rapport à l’argent est un formidable miroir grossissant de notre psyché. «On pourrait presque dire que l’argent est la "poubelle" de l’être. Il ne s’agit pas de mésestimer ce qui peut être une formidable énergie de réalisation, mais de comprendre que les travers les plus obscurs et les choses de soi qu’on veut ou qu’on doit le plus cacher dans l’ombre de l’inconscient sont projetées sur l’argent, qui est un support vide. C’est pour cette raison qu’il devient tabou ; parce que j’ai honte», décrypte Peter Koenig, ex-financier, créateur et animateur d’un des séminaires les plus brillants sur la prise de conscience de ce lien à l’argent (voir ci-dessous). Plus direct: «comme tu traites l’argent, tu traites la vie», a coutume de dire Maria Nemeth, docteur en psychologie clinique et auteur de Libérer l’énergie de l’argent (voir livres). Et ce qui est valable au niveau individuel, l’est aussi à l’échelle de la société et du monde. D’où un déséquilibre et un mal-être croissants. Ce travail sur soi par le biais de l’argent est donc intéressant et transformateur parce qu’il touche aux profondeurs de l’être. Aux structures fondamentales du schéma psychologique : personnel, transgénérationnel et, au-delà, hérité de l’histoire de l’humanité. Dès lors, on comprend mieux pourquoi assainir ce lien contamine les autres domaines de l’existence. Mais aussi, dans une certaine mesure, l’entourage et les fondements de la société. D’accord, il faudra le temps pour libérer cette énergie de son carcan, mais Rome - comme l’économie mondiale - ne s’est pas fait en un jour!

 

La peur fondamentale 

«Parmi tous les séminaires que je donne, celui sur l’argent est mon préféré, explique Pierre Pradervand. Parce qu’il touche à des émotions primaires et à la problématique la plus fondamentale de l’humain : la peur du manque, donc le besoin de sécurité.» Cette peur - historiquement liée au manque de nourriture, de sécurité physique, d’abri, etc. - a profondément marqué l’inconscient collectif. Dans nos sociétés - dominées par l’économie et la consommation - la peur du manque d’argent symbolise la peur du manque tout court. À tel point que même les multimillionnaires n’y échappent pas. «Nombre des personnes les plus riches que je connais sont désespérément insécurisées… La possession effective d’argent n’a strictement rien fait pour calmer ou guérir la blessure fondamentale qu’ils portent en eux (à savoir la peur du manque)», explique William Bloom, dans son livre, Money, Heart & Mind (L’argent, le Cœur et l’Esprit, non traduit). Joseph Campbell, philosophe, spécialiste de la mythologie et auteur d’un livre-quête Le héros aux milles visages, disait : «L’argent, c’est de l’énergie congelée, et le libérer, c’est libérer les possibilités de la vie»… Même plus peur!

 

EN PRATIQUE

 

La méthode Peter Koenig

·         L’argent plus fort que les valeurs humaines. En travaillant comme consultant avec des équipes de management, Peter Koenig a constaté que tout le monde était de bonne volonté tant qu’on n’abordait pas le sujet de l’argent. «Quand on commençait à parler budget, les valeurs humaines (respect, coopération, etc.), que toute l’équipe défendait quelques minutes avant, disparaissaient. Cela devenait la jungle! Je me suis dit : pourquoi l’argent, inventé par l’homme, a-t-il acquis plus de force que les valeurs humaines?».

·         «L’argent devient ce que nous en pensons». Après des années de recherches, Peter Koenig organise des «money forums» en groupes, prélude à ses séminaires. «Nous faisons circuler de l’argent sorti de nos poches et nous voyons ce qui se passe. Résultat : ça devient vite émotionnel!» Gestes et réflexions entre participants en disent vite long sur les comportements. Vis-à-vis de l’argent, mais aussi vis-à-vis des autres, de soi-même et de la vie. Ses séminaires, ponctués de nombreux exercices, invitent à pendre conscience que ce qui différencie le billet de banque d’un bout de papier, c’est que l’homme a eu une pensée et qu’il l’a projeté sur ce support vide. «L’argent devient ce que nous en pensons.» Mais à la longue, nous n’avons plus conscience des connotations projetées sur l’argent. 

·         Le conseil de Peter Koenig : Faire la paix avec son ombre. «Grosso modo, il existe deux schémas inconscients de projections. Soit l’argent est jugé positif par notre mental: il permet d’être libre, en sécurité, heureux, etc. Et ces qualités projetées sur l’argent sont alors source d’avarice ou d’avidité : on court après l’argent pour essayer de se sécuriser (Peter fait le geste d’agripper l’argent, ndlr). Soit il est considéré comme négatif : il est sale, corrompu, source de jalousie, etc. Si ce n’est pas bon inconsciemment, pourquoi le prendre? Je parle des personnes qui pensent ne pas mériter l’argent (Peter fait alors le geste de le repousser, ndlr). Notre projection en dit long sur notre manque intérieur. Et ce qui est vrai pour la personne l’est aussi au niveau économique: ceux qui ont une projection négative poussent inconsciemment l’argent vers ceux qui entretiennent une projection positive (les banques, grosses entreprises).» Comme ce qui se passe à la surface est le miroir de ce qui se trame à notre insu, il faut travailler sur l’inconscient. L’exercice consiste à diagnostiquer ce que chacun(e) projette sur l’argent. «Si on a la chance de cerner la projection centrale, on assiste à la réappropriation directe de l’énergie projetée sur l’argent. Je m’explique: si vous pensez que l’argent est votre sécurité, il s’agit de reconnecter avec votre sécurité intérieure. Pour ce faire, l’affirmation positive : «Je suis en sécurité avec ou sans argent» provoque une libération immédiate. Une réinformation cellulaire. Un soulagement visible de l’extérieur. Le corps ne ment pas et réagit plus vite que le mental, qui résiste. D’où l’avantage de travailler en groupe, témoin. Ce travail permet de se réapproprier sa négativité : «si je trouve que l’argent n’est pas honnête, c’est une facette de moi, puisque je l’ai projetée sur l’argent. Ça soulage de le reconnaître! (Rire) Quand on s’est réconcilié avec son ombre, les choses peuvent changer et l’énergie s’inverser : si je suis toujours à court d’argent et que je me rends compte qu’inconsciemment je le repousse parce que je trouve ça sale, en prenant conscience de ça, mon attitude a un sens et je suis à même d’agir». Faire la paix avec ses travers permet une extension de l’identité : je suis ça et ça aussi. Ce travail étant subtil, il est intéressant d’être accompagné pour ce processus. (Lire également le témoignage concret de Sophie)   

 

 

5 clés pour transformer l’argent en or

·         Positiver. Pour contrer la vision négative de l’argent, au cœur de la relation «amour/haine» qui nous lie à cette énergie, donc à nous-mêmes et à la vie! Positiver l’argent, c’est par exemple consommer en conscience, en cohérence avec ses valeurs et le futur de l’humanité: épargne solidaire, consom’action éthique et responsable, troc de services, etc. C’est aussi insuffler sa reconnaissance dans l’argent déboursé pour un bien ou un service. Ce que Pierre Pradervand appelle «la circulation de la gratitude». «Quand je débourse de l’argent pour une paire de chaussure ressemelée, c’est une façon de remercier le travail du cordonnier.» Bien sûr, c’est plus difficile avec ses impôts…Même là, tentez de penser à ce qui est réalisé avec cet argent.              

·         Faire les comptes. Rien n’épuise plus que dettes et découverts! «Pour rendre notre rapport à l’argent plus sain dans le présent, il est nécessaire de liquider le passé», affirme Maria Nemeth. En réglant les affaires en suspens. «Comme en toute chose, poursuit-elle, les boucles doivent être bouclées. Ainsi, nous dégageons de la place pour que l’énergie de l’argent puisse circuler librement.» Échelonner les dettes, régler les factures en retard, suivre exactement ce que nous avons sur le compte en banque, prévoir les futures dépenses, etc. C’est regarder les choses en face et vivre en phase avec la réalité. Libérateur!   

·         S’estimer à sa juste valeur. Là encore, on est dans le paradoxe qui frappe tout ce qui touche à l’argent. Pour beaucoup d’entre nous, nous passons le plus clair de notre temps à râler sur notre rémunération. Mais osons-nous vraiment demander la juste valeur de nos services?... L’énergie nécessaire à râler n’est alors plus disponible pour l’action. N’oublions pas que ce qui est valable pour l’argent l’est pour l’être : sachons nous «estimer».   

·         Pratiquer la dîme inspirée. Créée par l’Australien Lionel Fifield, cette démarche volontaire consiste à donner 10% de vos revenus (nets ou bruts, à chacun de décider) à toute personne ou association qui vous inspire, sans en faire un systématisme au niveau du destinataire. «C’est un formidable message de confiance envoyé à l’univers. À une époque de ma vie, j’étais au chômage sans indemnités, mais j’ai toujours donné la dîme sur tout revenu qui arrivait, aussi modeste fût-il», partage Pierre Pradervand, qui reconnaît que c’est la pratique la plus jubilatoire qu’il ait connue. Veillez à accompagner cette dîme d’une lettre, anonyme ou pas, pointant ce qui vous parle dans l’action ou la personne soutenue.        

·         Simplifier. Bateau, mais de nos jours combien de gens perdent leur vie à la gagner. Dans cette course au toujours plus (plus de travail = plus de stress = plus de frustrations = plus de consommation…donc plus de travail), nombreux sont ceux qui mettent leurs rêves de côté. «Quand je demande dans mes séminaires : pourquoi ne faites-vous pas ce que vous désirez profondément? Dans 80% des cas, c’est l’argent qui revient comme frein, sous différentes formes, explique Peter Koenig. Or, comme ça, on sait qu’on ne commence jamais.» La plupart des changements de vie surviennent d’ailleurs après un stop involontaire: licenciement, maladie, etc.  En fait, libérer l’énergie de l’argent ne devrait pas signifier accumuler plus, mais vivre plus. «Découvrir les vraies richesses», pour paraphraser le livre de Pierre Pradervand, c’est aussi savoir re-définir ses priorités. Plus philosophique, c’est un engagement éthique : «Vivons simplement, afin que d’autres puissent simplement vivre», disait Gandhi.

 

 

 

Encadrés

 

Témoignage de Sophie ~ «J’ai compris que je me punissais»

·         Mon attitude avec l’argent. Toujours en manque! Malgré un salaire convenable, je m’endettais de plus en plus, même en ayant l’impression de faire attention.  

·         Ce que je projetais sur l’argent. Au séminaire de Peter Koenig, j’ai pris conscience que mes soucis d’argent étaient une autopunition inconsciente. J’ai mis le doigt sur le point de départ du problème : la mort de mes parents. De leur vivant, ils disaient se priver pour pouvoir vivre à l’aise à la fin de leur vie, mais aussi pour assurer mon avenir. Ils sont morts à un an d’intervalle, juste après leur retraite. Inconsciemment, je me sentais coupable d’avoir hérité de l’argent de tous ces efforts. C’est comme si j’avais une dette envers eux et, à partir de là, je me suis arrangée - sans m’en rendre compte, bien sûr - pour être toujours à court d’argent pour me punir ; d’être toujours en vie, d’avoir dépensé leur argent si durement gagné, de ne pas arriver à économiser comme eux, etc.    

·         Ce que le séminaire a changé. Avec l’aide de Peter Koenig, j’ai pu mettre des mots sur le nœud du problème. Cette prise de conscience a provoqué un relâchement dans le corps et j’ai pleuré longuement. Ensuite, à la maison, j’ai écrit une longue lettre symbolique à mes parents où je les remerciais de tous ces sacrifices, où j’exprimais ma culpabilité d’avoir tout dépensé, où je reconnaissais qu’ils me manquaient dans la gouvernance de ma vie… Ça m’a libérée : à présent, j’ose affronter mes comptes (avant je ne savais jamais où j’en étais), j’ai fait un planning de remboursement de dettes et j’arrive même à ne plus culpabiliser quand je me fais plaisir! Au niveau relationnel, j’ai compris que je fonctionnais comme avec l’argent en repoussant amis et relations, pensant ne pas mériter leur attention. Ça a changé mon rapport à l’argent, mais ça a fait tâche d’huile sur toute ma vie.  

 

 

Qu’est-ce que l’argent pour vous? Faites le test

·         Répondez à cette question : «Pour moi, l’argent c’est…».

·         Repérez ce que vous projetez principalement sur l’argent : derrière votre réponse, pointez l’idée principale de votre projection : l’argent pour moi = sécurité, liberté, illusion, pouvoir, moyen d’épanouissement, bonheur, indice de réussite, revanche familiale, lourd héritage, source de tous les problèmes, moyen de corruption…

·         Créez votre affirmation personnelle : Si pour vous l’argent = liberté, vous pouvez affirmer avec vos propres mots: «Je suis libre intérieurement, avec ou sans argent.» Faites-vous confiance : votre affirmation personnelle peut être plus ou moins précise et longue, mais elle doit vous parler.  

·         Et après? Répondre à cette question ne résout pas tout, mais énoncer les choses permet d’ouvrir les yeux sur ce qui se cache derrière votre rapport à l’argent. «En reconnaissant le pouvoir que vous accordez à l’argent - par exemple, la sécurité, vous pouvez vous réapproprier votre propre pouvoir projeté sur l’argent - soit, dans ce cas, votre propre sécurité intérieure», explique Peter Koenig, qui met en pratique cette question riche d’enseignement dans ses ateliers.

 

 

 

 

 

Un bilan constructif

D’après les psys, la façon dont nous avons vécu le manque enfant forge nos comportements et croyances vis-à-vis de l’argent. Aussi, Maria Nemeth, docteur en psychologie clinique et auteur de Libérer l’énergie de l’argent (voir livres) conseille-t-elle de rédiger votre autobiographie financière. Soit raconter votre vie par le biais de l’argent, en remontant le plus loin possible (si nécessaire, faites-vous aider par vos proches): contexte familial, comportement des parents, argent de poche, conflits liés à l’argent, période de manque ou d’abondance, prêt et emprunt, dettes, héritage, frustrations, etc. Cette remontée dans le temps permet d’analyser combien le passé est toujours présent et actif dans notre rapport actuel à l’argent, donc à la vie. 

 

Des livres à haut rendement

·         Libérer l’énergie de l’argent, Maria Nemeth, éd. Jouvence. Un classique qui invite le lecteur à cheminer concrètement à travers exercices et prises de conscience. 

·         Gérer mon argent dans la liberté, Pierre Pradervand, éd. Jouvence. Mini livre, mini prix, mais il fait le maximum! Même auteur, même éditeur : Découvrir les vraies richesses. Un chemin de simplification pour redonner sa juste place et un supplément de sens à l’argent, à la vie.   

·         La bonne fortune, Les dix règles simples pour connaître le succès dans la vie et les affaires, Álex Rovira & Fernando Triás de Bes, éd. Presses du Châtelet. Une fable moderne pour faire la différence entre fortune et bonne fortune. Un best-seller.  

·         30 lies about money, Peter Koenig, éd. Trois Monts. En cours de traduction.

 

 

Pour aller plus loin – Ateliers sur l’argent

·         Gérer mon argent dans la liberté. Planning des ateliers de Pierre Pradervand sur www.vivreautrement.chinfo@vivreautrement.ch – Tél. : 0041 22 731 88 39. 

·         Libérer votre relation à l’argent pour libérer votre vie. Séminaires de Peter Koenig :http://peterkoenig.typepad.com pkconsulting@hotmail.com.
Prochaines dates en Belgique : les 21 et 22 juin 2008. Renseignements et inscriptions : Christiane Goffard, tél. : 060/34.61.43–
www.eauxvivesasbl.bechristiane.goffard@eauxvivesasbl.be. Notez que Peter Koenig organise également régulièrement des séminaires pour professionnels.

 

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Article paru à Montréal dans "La semaine" - Mars 2007

Peter Koenig  est à Montréal pour une conférence sur l’agent. Il est l’auteur d’un best-seller «30 Lies about Money», où il explique le côté spirituel de l’argent comme outil de développement. Il a lui aussi vécu une expérience troublante.

 

Peter Koenig, auteur et conférencier

 

1.     Le côté spirituel de l’argent

2.     Quand l’argent mène à l’illumination

3.     L’argent peut-il être spirituel?

 

Le Britanique Peter Koenig, auteur et conférencier recherché pour ses propos reliés à l’argent et la spiritualité, a changé de vie le matin qu’il s’est réveillé « en aimant tout le monde de façon inconditionnelle. » Histoire d’éveil d’un grand financier.

 

Expert en gestion, Peter Koenig s’est installé à Zurich en Suisse en 1973 pour gérer le parc immobilier d’une multinationale américaine. À force d’observer les incohérences du système, Peter s’est mis à se poser des questions sur le rapport que les gens ont avec l’argent. Un jour, alors qu’il participait à un séminaire sur les relations de travail, il s’est réveillé complètement transformé, un genre d’illumination qui a mené à l’écriture du best-seller 30 Lies about Money (disponible en anglais sur www.peterkoenig.typepad.com).

 

Peter, à quoi ressemblait votre carrière de gestionnaire?

J’étais typiquement ce qu’on appelle un success story du monde de la gestion. Pendant dix ans, je ne cessais de monter dans la hiérarchie de la multinationale et je faisais beaucoup, beaucoup d’argent. Mais je me trouvais tout de même limité dans le domaine de l’immobilier, alors je suis allé faire un MBA, à Genève.

 

Et vous n’étiez toujours pas satisfait?

Non, mais en suivant un atelier où, pour la première fois de ma carrière, je voyais un groupe de gestionnaire échanger sur un plan très personnel, le genre de chose qui ne se faisait pas en business, j’ai vécu une ouverture de conscience. Une fois de retour à Zurich, des amis m’ont entraîné dans un autre atelier du genre. C’est là que l’éveil s’est produit.

 

 

Que s’est-il passé exactement?

Ça n’a rien de spectaculaire en soi, mais pour moi, ça a été l’événement qui a dramatiquement changé le cours de ma vie. Je me suis réveillé un matin pendant cet atelier pour réaliser que tout le monde m’aimait et que j’aimais tout le monde! J’expérimentais un état altéré d’amour inconditionnel dans une réalité pourtant très tangible, c’est-à-dire la mienne. Ce moment a changé toute ma perspective par rapport à tout ce que j’avais vécu jusque-là. Je pouvais voir clairement comment les choix que j’avais faits ne me ressemblaient pas et même si j’avais l’opportunité à ce moment de m’associer avec des gens de Londres pour faire encore plus d’argent, tout cela m’intéressait plus du tout.

 

Mais, que s’était-il passé pendant cette fameuse nuit?

Je ne sais pas ce qui s’est produit pendant la nuit, mais je me souviens de ce que j’ai vécu la veille, au cours de l’atelier sur les relations humaines. Il y avait un participant qui vivait beaucoup de colère, tellement qu’il me faisait peur. Il criait sa rage et j’étais terrorisé qu’il s’en prenne à moi. J’étais donc très critique vis-à-vis des gens qui menaient le workshop. Je les trouvais téméraires de laisser des événements comme ça se produire entre participants. Mais il faut croire que toute cette tension a été bénéfique pour moi.

 

Comment vous sentiez-vous dans « l’état amoureux » du lendemain?

C’était comme si j’avais vécu une illumination pendant la nuit. J’étais si bien, si euphorique que je me promenais dans les rues de Zurich en disant à tout le monde que je les aimais! J’avais tant d’énergie que personne ne pouvait me contenir!

 

Si un médecin vous avait croisé, il aurait peut-être diagnostiqué une psychose, non? (rire)

J’étais tellement vivant, tellement loin d’un état de psychose que je pouvais ressentir de l’affection pour tout le monde autour de moi de façon très positive. J’étais à la fois capable de dire aux gens que je les aima milonic

 
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