initiés par Dominic BARTER
Elle est fondée sur les principes de la Communication NonViolente.
La spécificité des cercles restauratifs est de rassembler l’auteur et le récepteur d’un acte, ainsi que des membres de la communauté qu’ils choisissent d’inviter pour soutenir la résolution du conflit. Le cercle est mené par un facilitateur qui utilise un processus de dialogue défini.
Ce processus de dialogue, guidé par le facilitateur,
- favorise une compréhension mutuelle entre individus,
- invite chacun à reconnaître sa responsabilité,
- suscite la recherche d’actes réparateurs.
Ce processus éducatif, qui favorise écoute et respect mutuels, offre une alternative intéressante aux punitions, peines en privilégiant la piste réparatrice et contribuent à rétablir les relations entre les personnes.
Parce que ce processus met en contact l’auteur et le receveur de l’acte, il permet une prise de conscience par l’auteur des conséquences de son acte. Ce type de dialogue favorise une telle compréhension mutuelle qu’il entraîne au fil du temps, non seulement un changement de comportement, mais il diminue fortement le risque de récidive chez les auteurs.
Cette pratique améliore les relations entre les personnes, elle offre de gérer les conflits de façon durable. Dans le moyen et le long terme, les personnes prenant part à des cercles acquièrent peu à peu des compétences pour gérer elles-mêmes les conflits. Les responsables voient leur tâche nettement facilitée et allégée.
La pratique des cercles permet de réguler le climat social et d’humaniser les relations. Elle contribue également à l’éducation, à la responsabilisation, à l’autonomie, à la diminution des risques de récidive.
Dominic Barter, formateur anglais en Communication NonViolente, a installé des systèmes restauratifs et animé des cercles dans certains bidonvilles de Rio de Janeiro où il vit. Cette pratique a engendré peu à peu une telle baisse de la violence que ce système restauratif est maintenant un service reconnu, intégré au ministère de la Justice brésilien, en parallèle avec le système judiciaire conventionnel.
Après des avant-cercles avec le facilitateur et chacune des personnes nécessaires à la résolution du conflit, les personnes impliquées dans le conflit se retrouvent, avec le facilitateur, dans un cercle.
Le processus de restauration appartient au groupe, responsable de l’issue du cercle. A la fin du cercle, les participants élaborent un plan d’actions réparatrices et fixent une date pour l’après-cercle d’évaluation.
Par sa qualité de présence, le facilitateur, qui peut être un membre du groupe, est au service de la communauté pour lui permettre de restaurer les relations et trouver une issue aux conflits. Il écoute le vécu des personnes en mettant son attention sur les besoins non satisfaits chez la personne qui a subi un préjudice et les besoins satisfaits par ses actes chez l’auteur. Le facilitateur se relie au sens de l’acte avec la conscience que les besoins sont universels et neutres, même si les stratégies pour les satisfaire sont parfois illégitimes et inacceptables.
La pratique des Cercles ne remet aucunement en cause les positions hiérarchiques, pas plus que l’application du règlement d’ordre intérieur.